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Agrément droits retransmission : anticipez le renouvellement 2026 pour une conformité sereine

Une simple réactualisation administrative ? Le renouvellement d’agrément de la SCAM pour la gestion des droits de retransmission par câble est l’occasion de faire le point sur vos obligations en matière de droits d’auteur au cabinet. Découvrez les actions concrètes pour une veille réglementaire effi

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Résumé rapide

Une simple réactualisation administrative ? Le renouvellement d’agrément de la SCAM pour la gestion des droits de retransmission par câble est l’occasion de faire le point sur vos obligations en matière de droits d’auteur au cabinet. Découvrez les actions concrètes pour une veille réglementaire effi

generaleGuide débutant

Comprendre l’agrément des droits de retransmission

Quand vous allumez la télévision dans votre salle d’attente ou diffusez une vidéo éducative à vos patients, vous utilisez peut-être des œuvres protégées par le droit d’auteur. La retransmission par câble de ces contenus, même à but non commercial, est encadrée par la loi. En France, c’est la Société civile des auteurs multimédia (SCAM) qui gère collectivement ces droits pour les auteurs d’œuvres multimédias, sur agrément de l’État. Le Légifrance a publié un arrêté qui renouvelle cet agrément et confirme le rôle de la SCAM jusqu’à la prochaine échéance réglementaire.

Ce texte confirme le cadre juridique et rappelle l’existence d’un cadre juridique souvent méconnu des professionnels de santé libéraux. Pourtant, toute diffusion publique d’une œuvre audiovisuelle, qu’elle provienne d’une chaîne hertzienne, du câble ou d’Internet, nécessite une autorisation préalable et, dans la plupart des cas, le versement de droits. Respecter ces formalités, c’est assurer la pérennité de vos pratiques tout en soutenant la création.

Pour vous, l’enjeu est simple : intégrer cette dimension à votre veille réglementaire, au même titre que les recommandations HAS ou les avenants conventionnels. L’arrêté de renouvellement, daté du 19 février 2019, couvre une période de cinq ans à compter de sa publication. Sa reconduction est l’occasion idéale pour faire le point sur votre conformité « droits d’auteur » et anticiper les échéances à venir, notamment celle de 2026.

Votre cabinet est-il directement concerné ?

La réponse est oui, si vous diffusez de la musique, des vidéos, des émissions de télévision ou tout autre contenu multimédia dans un espace accessible au public. Un cabinet médical, dentaire, paramédical ou une maison de santé pluridisciplinaire est assimilé à un lieu de diffusion publique, que l’activité soit commerciale ou non. Le critère déterminant n’est pas le profit, mais le caractère collectif de la réception. Ainsi, même une petite télévision mise à disposition des patients dans la salle d’attente déclenche l’application du droit d’auteur.

Prenons un exemple concret : vous êtes abonné à un bouquet TV pour votre domicile et vous décidez d’en faire profiter votre salle d’attente. Cette utilisation est une « communication au public » distincte du cadre privé, pour laquelle les diffuseurs ne reversent pas de droits. Vous devez donc régulariser votre situation directement auprès des organismes de gestion collective comme la SCAM (pour le multimédia), la SACEM (pour la musique) ou la SACD (pour les œuvres dramatiques).

De même, les vidéos pédagogiques que vous sélectionnez sur des plateformes en ligne sont parfois soumises à des droits d'auteur. Même gratuites d’accès, elles peuvent être protégées. En utilisant sans vérifier les licences, vous risquez un rappel à l’ordre, voire une réclamation. L’arrêté de renouvellement de l’agrément SCAM est un signal : les auteurs veillent au respect de leurs droits, et l’administration maintient le dispositif. En anticipant, vous gagnez une tranquillité d’esprit totale.

Renouvellement 2026 : comment anticiper et agir dès maintenant

L’agrément actuel de la SCAM arrive à échéance en 2024, mais le cycle des renouvellements administratifs suit une logique de continuité. La prochaine publication officielle interviendra probablement autour de 2026. Plutôt que d’attendre cette échéance, les professionnels avisés profitent de la fenêtre actuelle pour établir une gestion préventive. Pourquoi ? Parce qu’une fois l’agrément renouvelé, les contrôles peuvent s’intensifier et les exigences se préciser.

Concrètement, quatre étapes vous aident à transformer cette actualité réglementaire en avantage professionnel. D’abord, menez un audit simple de tous les contenus diffusés dans vos locaux : télévision, radio, musique d’ambiance, vidéos de formation, slides dynamiques… Notez les sources, les fréquences et les publics exposés. Cette photographie initiale vous donnera une vision claire de votre niveau d’exposition.

Ensuite, contactez les sociétés de gestion collective compétentes. La SCAM vous renseignera sur les tarifs et les formalités pour les œuvres multimédia ; la SACEM pour la musique. Ces organismes proposent des barèmes adaptés aux petites structures, souvent fondés sur la surface ou le nombre de patients. Une fois les autorisations obtenues, pensez à archiver soigneusement les justificatifs. Enfin, paramétrez une alerte dans votre agenda pour réviser cette conformité tous les six mois. Cette habitude simple vous évite les oublis et entre naturellement dans votre routine qualité.

Liste d’actions pour une conformité pérenne

Pour vous guider pas à pas, voici une checklist directement opérationnelle. Chaque point est un progrès vers une situation juridique stable et valorisante pour votre cabinet. Cochez-les au fur et à mesure :

  • Recensez l’intégralité des contenus diffusés : faites la liste des écrans, enceintes, ordinateurs ou tablettes qui véhiculent des images, des sons ou des vidéos dans vos espaces professionnels.
  • Vérifiez les contrats existants : votre fournisseur d’accès ou votre logiciel métier inclut-il déjà une couverture « droits d’auteur » ? Dans le doute, demandez une attestation écrite.
  • Contactez la SCAM : pour les œuvres multimédia (vidéos, reportages, animations), demandez un devis ou une autorisation forfaitaire. Le site scam.fr propose des informations pratiques.
  • Budgetisez les droits : prévoyez une ligne budgétaire annuelle pour ces redevances. Les montants sont modérés pour une TPE – parfois quelques centaines d’euros par an – et assurent une utilisation sereine.
  • Constituez un dossier de conformité : rassemblez contrats, factures, courriers d’autorisation et preuves de paiement dans un classeur dédié. En cas d’audit ordinal, vous pourrez prouver votre diligence.
  • Intégrez la veille réglementaire à votre rythme de travail : en complément de votre solution Cipia, ajoutez un rendez-vous semestriel « Conformité multimédia » dans votre agenda. En 30 minutes, vous passez en revue les nouveautés et actualisez votre dossier.

Chacune de ces actions renforce votre posture professionnelle. Vous démontrez à vos patients, à l’Ordre et aux organismes de contrôle que votre pratique respecte le cadre légal et valorise les créateurs.

FAQ

Je diffuse simplement la télévision dans ma salle d’attente, dois-je vraiment payer des droits ?

Oui, car il s’agit d’une diffusion publique. Même si vous ne tirez aucun profit direct, l’ambiance créée participe au confort de vos patients et à l’image de votre cabinet. Les sociétés d’auteurs considèrent cela comme un avantage professionnel. Heureusement, des forfaits adaptés existent et rendent la régularisation accessible.

Mes vidéos proviennent de sources gratuites comme YouTube. Suis-je en règle ?

Pas nécessairement. La gratuité d’accès ne signifie pas absence de droits. YouTube héberge des contenus sous différentes licences. Vous devez vérifier pour chaque vidéo si la licence autorise la diffusion publique. Privilégiez les plateformes dédiées aux contenus libres de droits ou les vidéos explicitement placées sous licence Creative Commons adaptée.

Qui contacter pour régulariser ma situation efficacement ?

Pour le multimédia, la SCAM est votre premier interlocuteur. Pour la musique, rapprochez-vous de la SACEM. Si vous diffusez des pièces de théâtre ou des ballets, la SACD est compétente. Dans tous les cas, vous pouvez vous faire guider par un conseiller spécialisé au sein de ces organismes. Leurs sites web offrent des simulateurs pour estimer le coût des droits.

Cet agrément change-t-il quelque chose si j’étais déjà en conformité ?

Non, c’est une simple reconduction administrative. Les modalités pratiques restent inchangées. Toutefois, c’est l’occasion de vérifier que votre autorisation couvre bien la période en cours et que vos éventuels prélèvements automatiques sont à jour. Profitez-en pour demander une attestation de conformité actualisée.

Comment rester informé de ces mises à jour en un temps minimum ?

La meilleure méthode est d’utiliser une plateforme de veille réglementaire automatisée. Cipia, par exemple, filtre pour vous les textes officiels et identifie ceux qui concernent votre secteur d’activité. Chaque semaine, vous recevez une synthèse des nouveautés, déjà classées par thématique. Cela vous aide à vous concentrer sur l’essentiel : votre pratique.

Pour aller plus loin

Ces articles connexes vous aideront à compléter votre démarche de conformité :

Pour automatiser votre veille et recevoir chaque semaine les évolutions réglementaires qui concernent votre activité, créez votre compte Cipia gratuit. Votre tableau de bord personnalisé vous alerte sur les textes applicables, classés par thématique. Gagnez du temps et restez en conformité, simplement.

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À propos de l'auteur·e

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Sophie Marchand

Consultante HAS & Conformité

11 ans d'expérience dans le conseil aux professionnels de santé en exercice libéral. Sophie a accompagné plus de 80 PROSANTE dans la maîtrise de leur référentiel HAS et la mise en conformité réglementaire. Ancienne responsable conformité en entreprise, elle intervient régulièrement comme experte auprès d'organisations professionnelles.

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